Le dosage de Gallup 360 par litre d’eau ne correspond pas à une quantité fixe. Il dépend de la dose autorisée pour l’usage visé, du volume de bouillie appliqué à l’hectare et de la formulation inscrite sur l’étiquette. Pour éviter un traitement inefficace, un surdosage ou une utilisation non conforme, partez toujours de la dose homologuée, puis adaptez-la au réglage réel du pulvérisateur.
Ce que signifie « 360 » et pourquoi cela change le calcul
Dans Gallup 360, le nombre 360 renvoie habituellement à une concentration de 360 g/l de glyphosate. Cette indication précise la quantité de substance active contenue dans un litre de produit concentré. Elle ne donne pas, à elle seule, le volume de produit à ajouter à un litre d’eau.

La dose à appliquer varie selon l’usage autorisé, le stade de développement des adventices, leur nature et les conditions prévues par l’autorisation du produit. L’étiquette ou la fiche technique peut exprimer cette dose en litres par hectare, avec des limites, des précautions et des conditions spécifiques. Ce document prévaut toujours sur un conseil générique ou un tableau trouvé en ligne.
Ne pas confondre concentration et dose de traitement
Deux produits à base de glyphosate peuvent afficher des concentrations différentes, par exemple 360 g/l et 720 g/l. À quantité de substance active équivalente, un produit à 720 g/l nécessite théoriquement deux fois moins de volume qu’une formulation à 360 g/l. Cette proportion ne dispense pas de lire l’étiquette : les usages autorisés, les adjuvants, les restrictions et les doses homologuées peuvent différer d’une formulation à l’autre.
Ne transposez donc pas un dosage prévu pour un autre désherbant. Évitez aussi de raisonner en « bouchons » ou en cuillères, car ces mesures sont imprécises. Utilisez une mesure graduée dédiée, propre et réservée aux produits phytopharmaceutiques.
Calculer le dosage Gallup 360 par litre d’eau
Pour convertir une dose exprimée en litres par hectare en millilitres par litre d’eau, vous devez connaître le volume total de bouillie appliqué sur un hectare. La formule est la suivante :
Dosage en ml par litre d’eau = dose du produit en L/ha × 1 000 ÷ volume de bouillie en L/ha.
Le volume de bouillie dépend du matériel utilisé, de la buse, de la pression, de la vitesse d’avancement et de la largeur traitée. Il ne s’agit donc pas d’une donnée théorique. Un pulvérisateur à dos mal étalonné peut déposer une quantité très différente de celle prévue sur le papier.
| Dose indiquée sur l’étiquette | Volume de bouillie appliqué | Résultat de la conversion |
|---|---|---|
| 2 L/ha | 200 L/ha | 10 ml de produit par litre d’eau |
| 3 L/ha | 200 L/ha | 15 ml de produit par litre d’eau |
| 4 L/ha | 200 L/ha | 20 ml de produit par litre d’eau |
| 4 L/ha | 400 L/ha | 10 ml de produit par litre d’eau |
Ces exemples montrent comment effectuer la conversion, mais ils ne constituent pas une recommandation d’emploi. La mention de 4 L/ha ne s’applique que si cette dose est autorisée pour votre usage précis et pour la formulation détenue. Une même dose à l’hectare peut conduire à des dosages par litre très différents selon la quantité d’eau pulvérisée.
Commencer par étalonner le pulvérisateur
Avant de préparer le produit, faites un essai à l’eau claire sur une surface mesurée. Relevez le volume consommé, puis ramenez-le à l’hectare. Vous pouvez aussi déterminer directement combien de litres sont nécessaires pour couvrir votre surface habituelle. Cette vérification évite une erreur fréquente : préparer une solution correcte en théorie, puis l’appliquer deux fois trop abondamment ou trop peu.
La mousse peut fausser la lecture du niveau dans la cuve, surtout avec un petit pulvérisateur. Après agitation, attendez que les bulles redescendent avant d’ajuster le volume final. Un niveau observé sur une surface d’eau calme est plus fiable qu’une mesure prise dans l’écume. Dans une petite cuve, quelques centilitres d’écart peuvent modifier sensiblement la concentration finale.
Préparer la bouillie sans erreur ni exposition inutile
La préparation doit se faire à l’extérieur ou dans un espace très ventilé, loin des enfants, des animaux, des denrées alimentaires, des points d’eau et des plantes à préserver. Vérifiez aussi que le pulvérisateur ne fuit pas, que les joints sont en bon état et que la buse produit un jet régulier.
- Consultez l’étiquette pour vérifier l’usage autorisé, la dose maximale, la zone non traitée, le délai de rentrée et les équipements requis.
- Calculez le volume total de bouillie nécessaire pour la surface réellement traitée. Ne préparez pas de surplus.
- Remplissez partiellement la cuve avec de l’eau, puis mesurez avec précision la quantité de produit concentré.
- Versez le produit avec précaution, sans éclaboussure, puis complétez avec de l’eau jusqu’au volume prévu.
- Refermez et homogénéisez la préparation selon les indications de l’étiquette, puis appliquez-la sans délai dans les conditions adaptées.
Ne versez pas la solution directement dans un arrosoir destiné aux cultures et n’utilisez jamais un contenant alimentaire. Après le traitement, rincez le matériel conformément aux instructions du fabricant. Les eaux de rinçage ne doivent rejoindre ni un caniveau, ni un fossé, ni un égout, ni un point d’eau.
Limiter les erreurs d’efficacité et les dommages hors cible
Un sous-dosage peut laisser survivre les mauvaises herbes et favoriser les repousses. À l’inverse, augmenter arbitrairement la concentration ne rend pas forcément le traitement plus rapide. Cela accroît le gaspillage, le risque de contamination et l’exposition de l’opérateur. Le glyphosate est un désherbant non sélectif : une dérive de pulvérisation peut donc endommager les végétaux voisins.
Choisir les bonnes conditions d’application
Évitez le vent, les rafales, les périodes de pluie imminente et les situations où les plantes sont fortement stressées. Réglez la pulvérisation pour viser les feuilles des adventices, sans provoquer de ruissellement. Un jet qui coule au sol traduit souvent un volume excessif, pas une meilleure efficacité.
Conservez une distance suffisante avec les plantations, les haies, les cours d’eau et les zones sensibles. La zone non traitée indiquée sur l’étiquette doit être respectée. Des prescriptions de type SPe 2 ou SPe 3 peuvent aussi imposer des mesures précises pour protéger le milieu aquatique ou les organismes non ciblés.
Une distance de 5 mètres peut être mentionnée pour certains usages, mais seule l’étiquette de votre produit permet de connaître l’exigence applicable. Ne généralisez donc pas une distance ou une condition d’emploi d’une formulation à une autre.
Sécurité, délai de rentrée et cadre d’utilisation
Portez les équipements de protection prévus : gants résistants aux produits chimiques, vêtements couvrants, bottes et, lorsque l’étiquette le demande, protection complémentaire adaptée. Ne mangez pas, ne buvez pas et ne fumez pas pendant la préparation ou l’application. Lavez-vous les mains et les zones exposées dès la fin de l’opération, puis retirez les vêtements de travail séparément.
Le délai de rentrée sur une zone traitée doit également être respecté. Une durée de 6 heures est parfois indiquée, mais elle peut varier selon le produit, l’usage et les conditions de traitement. Empêchez l’accès à la zone tant que le délai prévu n’est pas écoulé et que la végétation traitée n’est pas sèche.
L’autorisation d’utiliser un produit phytopharmaceutique dépend du pays, du statut de l’utilisateur et de l’usage concerné. Avant tout achat ou emploi, vérifiez que Gallup 360 est autorisé dans votre situation, que l’emballage est étiqueté dans votre langue et que vous respectez les règles locales.
En cas de doute sur la dose, la compatibilité du matériel ou la réglementation, interrompre la préparation jusqu’à vérification reste la décision la plus sûre. Le bon dosage ne se déduit pas du seul nom Gallup 360 : il se calcule à partir de l’étiquette, du volume de bouillie et d’un pulvérisateur correctement étalonné.


